Pour me défouler, en 1993, j'écris pour mes enfants un gros " roman interactif " au vocabulaire un peu plus riche. Et j'y prends un vif plaisir. Je découvre que l'écriture d'une histoire en 400.000 signes m'amuse plus que celle d'un film de pub de 30 secondes. Ce gros roman à l'intrigue complexe n'aura que cinq lecteurs : mes trois enfants et mes deux neveux. Malgré leurs encouragements, je ne le présente à aucun éditeur, jugeant que le sujet n'est pas assez intéressant.
Le sujet ? C'était l'aventure d'un petit garçon pensionnaire dans un sinistre collège où une bonne partie des professeurs sont des sorciers. Cela cinq ans avant le premier Harry Potter. Ô rage, ô désespoir, mon Pensionnat Saint-Arnulphe avait dressé ses tours et jeté ses sortilèges cinq années avant le Collège Poudlard ! Bizarrement, cette claque à retardement me stimule : elle me donne une vague envie de revanche.
Éveil
Été 2002 : une chute de scooter m'empêche de faire du vélo pendant les vacances. Pour m'occuper, ma fille me propose de participer à un concours de nouvelles, pour voir. Pari tenu. Ça se passe mieux que bien. J'écris quelques autres nouvelles, pour d'autres concours.