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C’est un roman. Un premier roman dont j’ai très vite eu l’idée, dès que j’ai commencé à fréquenter les forums littéraires et les remises de prix. Mais ce roman, je n’ai pas voulu en écrire une ligne avant d’être édité : je ne voulais pas qu’on puisse y voir un semblant d’auto-biographie.
Un roman qui raconte le vertige d’un auteur malgré lui, en proie au démon de l’écriture. Ce qui confirme que toute ressemblance etc.
Ce roman est un portrait. Reste à savoir de qui. Les premiers auteurs amateurs qui ont lu ces treize chapitres ont tous reconnu un ami de plume, un compagnon de forum, un mal-aimé des palmarès de concours rencontré dans quelque petite remise des prix. Mais il n’y a eu évidemment aucun effet miroir pour qui que ce soit : le lamentable héros, c’est toujours l’autre. Si vous comptez parmi vos amis un auteur amateur, un aspirant-écrivain, offrez-lui ce livre qui le fera souvent sourire... et accompagnez-le de quelques précautions oratoires, pour déminer le terrain.
J’avais voulu écrire un roman tendre, un peu mélancolique, et c’est raté : mes premiers lecteurs y voient tous un portrait gravé à l’acide. Pire encore, l’on me dit qu’on en rit.
Nous vivons une époque consternante : comment peut-on rire du malheur des artistes ?
(En bas, quelques extraits de ce roman)
Les premières critiques, celles du Nouvel Obs, du Monde (des Livres), du Magazine Littéraire et des sites littéraires, ont été très encourageantes (voir aussi page critiques) et j’y ai ajouté la fiche du Castor Astral, dans laquelle mon éditeur annonce le livre aux libraires :
“OVATIONS”
La vanité d’écrire
“Le Vertige des autreurs” de Georges Flipo, est vivement déconseillé à tous ceux qui écrivent, ou qui pensent le faire, ou qui ont un manuscrit dans leur tiroir. La petitev république des lettres en prend pour son grade. (....) On rit jaune, on subodore la chute la plus noire. Georges Flipo, auteur tardif, publicitaire de son état, nous donne ici un premier roman vachard, et ses slogans prédateurs sur la vanité de l’acte d’écrire font mouche à tous les coups”.
Patrice Delbourg, Le Nouvel Observateur
Grandeur et misère de l’écrivain en herbe
(........)
La verve de Georges Flipo et la férocité qui accompagne les portraits de ses personnages ont le ton de l’authenticité, qu’il décrive le monde de l’entreprise et ses employés serviles, celui de l’édition où des milliers de manuscrits s’entassent, ou qu’il nous installe dans la tête de ce pauvre Sylvain. Un personnage qui tantôt irrite, tantôt inspire la sympathie, tant sa naïveté et ses espérances sont attendrissantes, devant le miroir aux alouettes, où il se voit déjà grand nom de la littérature.
L’évident plaisir que l’auteur eut à écrire son roman n’est pas égoïste. Ses lecteurs en auront leur part, même ceux qui s’y reconnaîtront.
Pierre-Robert Leclercq, Le Monde
Grandeur et misère de l’écrivain en herbe
En France plus qu’ailleurs, le rêve d’être publié laisse chaque année sur le carreau des milliers d’aspirants-écrivains lancés à l’assaut des forteresses imprenablesqui ont pour nom Gallimard, Grasset, et autres institutions de Saint-Germain-des-Prés. Dans un roman d’une intelligence et d’un humour réjouissants, Georges Flipo nous invite à partager les aventures tragi-comiques de l’un de ces apprentis obstinés, Sylvain Vasseur.
(.............)
Sur son chemin de croix, Sylvain perdra sa femme, ses amis, son bonheur, mais gardera une foi toujours renouveléé en la (ou plutôt en sa) littérature, jusqu’à une apothéose télévisuelle qu’on ne vous dévoilera pas, mais qui conclut avec panache ce livre qu’on dévore d’une traite et dont chaque phrase fait mouche.
Minh Tran Huy, Le Magazine Littéraire
Le Vertige des auteurs' est un roman à conseiller...(...) ... La lecture est facile, agréable, les chapitres défilent les uns après les autres. Le ton parfois acide et grinçant, offre un fil conducteur à l'histoire et permet de ne jamais tomber dans le pathos. Personne n'est épargné dans ce roman : les écrivains, leur entourage, les maisons d'édition, les médias...
Guillaume Monier, critique sur le site Evene
Jusque là, les livres dont le personnage principal était un écrivain m'ont toujours profondément ennuyée. (C'est vrai quoi, les livres ne peuvent ils pas parler de gens normaux comme vous et moi ?) Celui-ci, dieu sait pourquoi m'a beaucoup touchée. Et je crois qu'il touchera aussi ceux qui n'écrivent pas, qui aiment juste lire
Zohez (Belgique) sur le site Amazon
Georges Flipo passe le monde et la chose littéraires en revue dans un Vertige des auteurs qui fera rire beaucoup et déclencher de nombreux grincements de dents chez les déçus de l'édition ! Est-il passé par là, a-t-il essuyé tous ces plâtres pour si bien les décrire ou est-il simplement un excellent observateur ? Tous les dessous pisseux, tout le linge habituellement lavé lâchement en famille, sèchent au grand jour de sa dérision dans un style alerte et vivant. Grâce à son humour féroce, à sa collection de petits détails sur les faux ingénus de l'écriture, les écrivaillons ayant démesurément foi en leur talent ...
Pascale Arguedas, critique, sur son site Calou, L’ivre de lecture
C’est un festival : aspirants-écrivains, groupies et requins du monde de l’édition, organisateurs et concurrents des concours de nouvelles, journalistes, chefs d’entreprise, photographes, concepteurs publicitaires, vedettes TV, accrochez-vous tous bien serré, la distribution est vacharde et généreuse.
Mais quel plaisir fou.
Je suis dans l’impossibilité de mettre en avant tel ou tel point, la magie est dans l’ensemble.
(.......) La plume de Georges Flipo est chatoyante, je suis séduite.
Blog littéraire Cunéiforme
Notre vertigineux auteur est publicitaire, ce qui dans l'échelle darwinienne le situe quelque part entre l'être humain et le prédateur de haut-niveau. De fait, il exécute son premier roman avec la grâce et l'efficacité d'un vélociraptor et non, vraiment, on n'aimerait pas être à sa place son héros. Hélas, il y a en chacun de nous un peu de Sylvain Vasseur, romancier amateur... (.......) Signe de réussite, jusqu'au bout on s'interroge sur le destin de Sylvain Vasseur et comment tout cela va mal se terminer : l'on n'est pas déçu, c'est même tellement efficace qu'après avoir un lu un tel livre, il faudrait être sévèrement burné pour oser écrire un livre
Francis Rozange, sur le Webzine La Factory.com
Au passage, les dessous du milieu sont férocement exposés à la vindicte des laissés-pour-compte et l’on pourrait se dire que tout cela est affligeant s’il n’était question que de griefs et de rancunes mais Georges Flipo parvient à entraîner le lecteur - auteur en devenir - dans une ronde qui l’intéresse et le préoccupe suffisamment pour qu’il puisse dépasser la répulsion et se sentir éclairé sur ses propres turpitudes.
Un voyage déchirant au cœur de l’espérance littéraire.
Patrick L’Ecolier, site littéraire Calypso
... une bonne occasion de s'intéresser à ce livre jouissif (et un peu cruel) qui devrait être considéré comme un préalable indispensable à toute vélléité littéraire...
Blog littéraire de Stéphane Laurent, journaliste
Je me suis énormément amusée à lire ce livre, même s'il présente toutes les caractéristiques de ces livres écrits par d'anciens pubards qui se servent de tout ce qu'ils ont appris dans la pub. Le récit est donc efficace, et on ne s'ennuie pas une seconde aux mésaventures parfois cruelles de ce tâcheron dépourvu de talent.
(...) Bref, c'est corrosif et follement drôle...du moins, si l'on n'a pas l'ambition de devenir écrivain !
Blog littéraire Lectures de Turquoise
Sylvain Vasseur a tout pour devenir écrivain : l'égoïsme, la foi en son talent, des admirateurs et groupies, et même un incessant soutien de la presse, peut-être un peu prématuré. Que lui manque-t-il, si ce n'est une œuvre ?
Le Vertige des Auteurs est l'histoire d'un faux ingénu qui se lance dans l'écriture, pour complaire à son patron. De petits mensonges en douces impostures, jusqu'où ira-t-il dans sa conquête de la chose littéraire ?
Et la flamboyante Arlette sera-t-elle tentée par une vocation de femme d'écrivain besogneux ?
Georges Flipo ballotte allègrement le héros entre trois mondes qu'il connaît intimement :
- le monde de l'entreprise, avec ses PDG aux caprices inspirés et ses cadres empressés de les satisfaire.
- celui des éditeurs assaillis par les gueux de la littérature qui se pressent à leurs portes.
- et celui des affligés de l'écriture aux pathétiques espérances.
Ces trois mondes sont décrits par l'auteur avec un humour féroce. On n'avait jamais brossé si crûment le portrait des auteurs amateurs, par petites touches d'une acide vérité. Ce livre évoque une étrange auto-biographie collective, celle des deux millions de Français qui ont un manuscrit dans leur tiroir. Le Vertige des auteurs les fera frissonner de plaisir ou d'effroi. Eux... ou leurs conjoints.
Fiche de l’éditeur présentant le roman aux libraires
(Un peu plus bas, quelques extraits de ce roman. Cliquez, cliquez !)
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Le Vertige des auteurs
Quelques extraits du Vertige des Auteurs
- Alors, Vasseur, c'est quoi ces grands projets, ces nouveaux horizons ? Laissez-moi deviner, je suis un intuitif. C'est dans le voyage ? Dans l'associatif, l'humanitaire ?
Sylvain écoutait, craintif et charmé ; il entr'apercevait ces vies qu'on lui proposait. Des vies immenses, presque trop grandes pour un Sylvain Vasseur. Mais le président avait encore mieux à lui offrir :
- Ah, mais non, je sais, c'est dans le culturel ! C'est évident, je l'avais là sous les yeux, et je ne le voyais pas ! Vous allez écrire, je me trompe ?
- Non, je veux dire oui, disons que c'est encore en projet, concéda prudemment Sylvain.
Après tout, sa réponse ne l'engageait à rien, et cela semblait faire tellement plaisir au président.
- Et écrire quoi, Vasseur, si ce n'est pas indiscret ?
Sylvain hésita. Bizarrement, il se voyait bien écrire, en jogging, sur un grand cahier à petits carreaux, mais l'image était floue. Il visualisait très nettement le jogging, pas le contenu du cahier.
(Le vertige des auteurs)
* * *
La soirée devint alors un bouillonnement d'idées, un véritable café littéraire. Tout le monde avait vécu une histoire extraordinaire, ou rencontré un personnage hors du commun, tout le monde avait un fabuleux sujet de nouvelle à suggérer. La compétition était lancée, et chacun était prêt à inventer les souvenirs les plus ridicules pour être sûr d'entrer dans le recueil de Sylvain : " Et moi, j'étais seule, à poil sur le palier de l'hôtel, ne parlant pas un mot de serbo-croate... " " La voyante me dit qu'il va m'arriver un grand malheur le lendemain. Et le lendemain, je prends mon auto, ce que je crois être mon auto…"
Et Sylvain écoutait, gravement, en buvant son whisky. Il comprenait que la mission de l'écrivain n'était pas seulement d'être créatif, mais d'éveiller la créativité chez ses lecteurs, chez ses admirateurs. Il était heureux. Écrasé par sa mission, mais heureux.
(Le vertige des auteurs)
* * *
Il parcourait les chemins de Belle-Île comme il aurait traversé les pages de son œuvre, il s'alanguissait parfois sur une plage, imaginant les premières interviews que lui vaudrait son roman. Celle qu'il préférait, c'était celle de Patrick Poivre d'Arvor.
- Ce soir, nous recevons Sylvain Vasseur, qui vient de publier chez Graal-Limeuil LE BIEN ET LES MALS - un curieux titre, nous y reviendrons. Ce qui frappe, dès votre premier chapitre, c'est le vérisme de vos descriptions. En vous lisant, on s'imagine courant dans les sentiers de Belle-Île…
- Venant d'un amoureux de la Bretagne tel que vous, Patrick Poivre d'Arvor, cela me fait plaisir. Je ne fais pas cela par politesse, j'allais dire par charité, pour le lecteur. Ni même par un quelconque souci de vérité. C'est tout simplement par volonté d'efficacité. La Belle-Île que je décris, c'est la vraie, le lecteur s'en rend compte. Du coup, pour lui, l'histoire que j'y campe est vraie, elle aussi, vous comprenez ?
- C'est amusant, vous venez de parler de charité, de vérité, d'efficacité, qui sont justement chacune le pilier moral de chaque empire, dans votre ouvrage…
- Tiens, je ne m'étais pas rendu compte, c'est finement observé…
L'interview avec Thierry Ardisson l'inquiétait plus. Mais il voyait comment le contrôler :
- Alors, Sylvain Vasseur, on parle beaucoup de cul, dans votre bouquin !
- Chacun y trouve ce qu'il cherche dans la vie, c'est un livre suffisamment riche pour cela. Vous c'est le cul, d'autres soucieux de spiritualité, de stratégie ou de cosmogonie y trouveront leur bonheur.
Ardisson plisserait alors ses fines lèvres, comme chaque fois qu'on le mouche, puis tenterait une dernière botte :
- Et, dites-moi, dans quelle position et comment vous faites ça ?
(Le vertige des auteurs)
* * *
- C'est un parfum thaïlandais, à base de jasmin et d'ylang-ylang. Il vous plaît ?
Prudent, Sylvain attesta que c'était très original. Le décor était minimal : une succession d'étagères montant jusqu'au plafond, emplies de livres. Parfois, entre les ouvrages, émergeaient des statuettes de Bouddha, de Ganesh, et quelques autres, qui rappelèrent à Sylvain le tropisme oriental de ses trente ans. Il remarqua un bas-relief, fixé au mur : trois couples semblaient atteindre l'extase dans des enchevêtrements acrobatiques.
- Vous aimez ? lui demanda-t-elle, gourmande.
- Oui, c'est assez troublant.
- C'est tantrique, reprit-elle, très grave. Ce que j'aime, dans le tantrisme, c'est que le sexe s'y mêle au spirituel : il mène au sacré. C'est toute la difficulté : apprendre à se servir des désirs au lieu de les combattre ou de les maîtriser. Cela passe par une exploration de la double polarité masculine et féminine qui nous habite tous, hommes ou femmes. Vous savez que dans le tantrisme, la femme est l'égale de l'homme, elle est même son initiatrice…
Un long silence prometteur avait suivi. Elle s'était assise en tailleur devant la table basse et servait les tasses de thé malais. L'une de ses cuisses était entièrement découverte.
Sylvain était très malheureux. Jamais l'invite ne lui avait paru aussi simple, aussi paisible. Elle aimait son œuvre, donc elle l'aimait. Mais ce n'était pas lui qui avait besoin d'amour, c'était son œuvre. L'admiration était un sentiment si rare, si délicat, ne risquait-elle pas de disparaître dans la fusion des corps et des passions ? Et si jamais il décevait, ne risquait-il pas de tout perdre, l'amante et la groupie ?
Sa réussite littéraire passait peut-être par un sacrifice qui plairait aux dieux.
- Elsa, lui dit-il en lui prenant la main, vous ne croyez pas que ce serait plus beau si nous pouvions attendre que je sois édité ?
- Nous attendrons, soupira-t-elle, confiante. Nous essaierons de ne pas attendre trop longtemps.
(Le vertige des auteurs)
* * *
Ce qui aurait intéressé Sylvain, c'était le dialogue avec les visiteurs des salons. Mais ils se montraient fuyants, feuilletaient L'Homme de paille, et le déposaient précipitamment dès que Sylvain, désinvolte, entamait la conversation. " Ah, c'est tout moi, que j'ai mis dedans, disait Sylvain. Vous trouvez que ça me ressemble ? ". "Oui, oui, bien sûr " répondait le prospect. Et il était déjà reparti.
Ce fut après quelques salons que Sylvain trouva le procédé magique. Il prépara un petit panneau séparé en deux colonnes : J'aime et Je n'aime pas. Il aimait - pas lui, mais Guillain, c'était pareil - les chats, les tartes aux prunes, la Bretagne (là, Sylvain s'autorisait une petite tricherie, il changeait chaque fois la région, pour y substituer la région d'accueil), le cirque, le violon, Victor Hugo. Il n'aimait pas les céleris, Mallarmé, l'Allemagne, les échecs, les oiseaux. Les visiteurs s'arrêtaient alors plus facilement ah, vous aussi, vous aimez les chats, moi j'en ai un, un siamois.
Le plus dur, c'était d'aiguiller ensuite la conversation vers la littérature. L'interlocuteur paraissait alors déçu, comme s'il avait été l'objet de quelque tromperie. Mais, si la conversation avait été suffisamment longue, il se sentait souvent obligé d'acheter. Surtout avec les chats.
(Le vertige des auteurs)
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Ces personnages parlent. Il suffit de passer la souris, sur Madame d’abord (hiiiii !), sur Monsieur ensuite.
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Je t'ai déjà expliqué, c'est un simple moi narratif. Et puis ça me fait du bien.
J'espère que, comme extrait, tu n'as pas choisi la page où tu couches avec la petite pouffe !
G e o r g e s F l i p o , a u t e u r
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Page accueil
Le Vertige des auteurs a fini
deuxième au Grand Prix de l’Humour noir... aïe !
Considérons cela comme de l’humour noir.
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