"Les feuilles des lauriers ont des propriétés excitantes et fébrifuges " ( Les concours )
Avant d’avoir le bonheur de publier ces livres, au tout début du début, il y a eu les concours de nouvelles. À l'entrée de chaque maison d'édition, il faudrait ériger un monument à la gloire des organisateurs de concours, tant ils ont créé d'appels d'air chez les auteurs débutants. Il y a plus de cent concours de nouvelles en France (et en Belgique). Pour un jeune auteur, la plupart méritent un envoi, à un moment ou à un autre de sa carrière : certains sont de sympathiques petites compétitions locales, d'autres sont des événements internationaux très courus, qui rassemblent parfois plus de 500 candidats, comme Fureur de Lire, en Belgique. Les uns offrent des chèques, parfois de gros chèques (non imposables), d'autres vous font la grâce d'une théâtralisation de la nouvelle. Grâce est le mot. Les seconds sont souvent aussi sélectifs que les premiers. L’avantage de ces concours, c'est qu’ils permettent d’être lu de façon anonyme. Ils lèvent un frein : quand on débute, c'est tellement gênant de montrer ses textes à son entourage. Et tellement suspect quand on reçoit des compliments. Autre avantage, ils permettent aux auteurs de se situer. Avec une précision très aléatoire, bien sûr : un même texte peut prendre un bide dans un petit concours et triompher dans un grand (ça m'est arrivé plusieurs fois). Mais, peu à peu, il y a des tendances qui émergent, des encouragements qui font du bien. Parfois même des incitations. A mon premier concours, une jurée m'a pris à part pour me dire " Il faut continuer ; la dernière fois que j'ai dit ça, c'était à une certaine Anna Fulda ; maintenant on dit Anna Gavalda ". Un peu plus tard, dans d'autres concours, ce furent Serge Brussolo, puis Henri Vernes, le papa des Bob Morane de mon enfance, qui m'ont conseillé " d'écrire sérieusement ". Les vrais lauriers, ce sont ceux-là. Le reste, c'est en plus. Notons aussi que les concours permettent de nouer de belles et durables amitiés entre auteurs. Je n'ai pas tenté tous les concours : certains me font fuir par leur règlement, leur thème... ou par la lecture de textes couronnés qui semblent aussi consternants que les jurés. Et je n'ai bien sûr pas gagné tous les concours que j'ai tentés, loin s’en faut. Mais certains me laissent un excellent ou un bon souvenir Juste au-dessous : les excellents souvenirs (1ers Prix) Presque tous les concours ci-dessous ont été gagnés avec des nouvelles distinctes. Pégase (Maisons-Laffitte) C.A.L.V.A. Nouvelle au Pluriel Ecrits des Garennes A.F.C.A.E. (8 jours au Festival de Encres Vives Cannes avec badge d'accès VIP) Florilège Fureur de Lire (Bruxelles) Hauteurs (Prix Libre Belgique) ..Prix Infini Encrier Renversé .Kann Al Loar Fureur de Lire (Bruxelles) L'Echo du Centre (Prix Communauté Française) Lecteur du Val Aencre de Bayonne Mably An Amzer Mercurielles (Cherbourg) Appaméennes du Livre Milly-la-Forêt Atelier Z Noires de Pau Livre en Fête/BIFFF Bruxelles Prix du Conseil (Académie du Var) Bondues Prix du conte pour enfants Bourbon l'Archambault Riantec CROUS (Caen) Sol'Air Vivre Plus Et quelques autres qui me pardonneront cet oubli. Bons souvenirs D'autres me laissent un bon souvenir, même si je ne les ai pas gagnés. Mais il n'y a rien de déshonorant à recevoir un 2ème prix ou une mention de finaliste. Certains de ces concours ne décernent d'ailleurs jamais de prix, mais couronnent une sélection finale. Albertine Sarrazin, Bergerac, Brèves Littéraires (Canada), C.E.P.A.L., Concurso El Fogón, Delirium, Ecrivains 20, Editions du Roure (Jules Vallès), Fontenoy-la-Joûte (Village du Livre), Gérard de Nerval (Le Touquet), Prix Hemingway, Icare Issy-les-Moulineaux, Loudéac, Nouvelle Brève (Gorcy), Orage-Lagune-Express, Prix Philémon, Prix de la Ligne, Quand la ville dort, Saint-Gilles Croix de Vie, Saint-Pol sur Ternoise, Tu connais la nouvelle, Tulle, Vire.
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Ces personnages parlent. Il suffit de passer la souris, sur Madame d’abord (hiiiii !), sur Monsieur ensuite.
À quoi bon tous ces concours ? Pour la gloire ?
Je suis bien au-dessus de tout ça. La vraie gloire, c’est de pouvoir payer la facture de la chaudière.
G e o r g e s F l i p o , a u t e u r
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